Back Home
Où l'on est sensé en apprendre plus sur les patates et les systèmes quantiques.
La vérité se situe au milieu de tout, gros.
Haïku lorrain

One Day = Six Pix | It's a shaded, shaded world
31/08/2006 23:55:23

15-01mini.jpg 15-02mini.jpg

15-03mini.jpg 15-04mini.jpg

15-05mini.jpg 15-06mini.jpg

Parce que je n'ai plus de Fraps IRL, ce bridge bâtard, l'escale oubliée de mon (lointain) futur frangin de Saki, autant Gimper sévère mon temps déporté sur la machine. A savoir l'équivalent électrique d'un trépas pour l'instant impossible à coucher sur tft.

1 - Boire des coups avec les copains, ça manque, on se voit pas assez longtemps, on fait style on a une vie, ou les planètes ne s'alignent pas correctement pour concrétiser. Avec un espace tordu pareil, c'te brodel à viser.
2 - Parce qu'on peut jamais vraiment compter sur sa bagnole, s'arrêter à deux mètres de la deadline, c'est ma spécialité. Syndrome des projets pas finis. Le Stormtrooper est au pit stop jusqu'à ce que, me tapant la gueule sur la pomme, par hasard ma position nez-oeil corresponde au shortcut Quicktime Pro.
3 - "Alix, me dites pas que vous avez ramené PatrikRoy pour l'épisode ?" - "Baheuh il a pas grand chose à foutre au boulot, prof. Faut bien qu'il s'occupe. Alors il fait des drops de Visa sur ce qui lui passe à portée. Typique du quakeux malade en rade de frag."
4 - Ça, c'est mon billiet pour Sigur Ros à l'Olympia. Wai ça date maintenant, mais depuis je me balade dans les bureaux avec ma tronche niaiseuse d'outre-tombe béate. Un peu à la Tom Cruise aussi.
5 - Des péons, une mine, du bois. Rien à faire, je m'emmerde toujours autant dans mon armure solo de palouf tête à claques. Vivement que le père Géradon huile sa souris flambante et qu'on détrône le gars Frouny de son échelle à crinoline. L'espoir, c'est un batracien avec meteofrance.fr en startup FireFox dans son bocal WiFi.
6 - Non, ce n'était pas mieux avant. Le body en Jersey bleu, dépassé. Un tour de soleil de plus, aussi dérisoire qu'une souris dans une usine Leerdamer. Faut penser Jedi, putain. Vers l'avenir. Là-bas. Non là, derrière. Non mais après le truc... euh là, juste le... mais NAN là ! Regarde ! Au bout du... oh et puis merde.

[pas mort pour rien] rebelote, mais sans le pistobouleur.

Nonos.jpg


Les dents de la chance
01/07/2006 00:42:11

x|o.jpg


[pas mort pour rien] si t'as d'un instrument beusoin, fait confiance aux schneck de chez Thomann.


Nonos.jpg


Pyjama
25/06/2006 23:59:01
Quatre doigts. C'est le peu d'ustensiles que l'on m'accorde par pied pour fouler la prairie. L'impression humide de s'extraire d'un étang, à la pointure clownesque de mes plantes grenouillères.
Le hic, la cloche, c'est le poil sale autour de ma semelle gommée, telle la truffe sèche d'un clébard malade, qui me tamponne inapte d'entrée à l'embarquement sur le Belafonte.

Ma banlieue le Bois de Grève, scarifiée d'une départementale. A l'horizon, l'arbre isolé sur la butte, fluffy green, et son parc d'éoliennes magiques qui tournicotent dont deux sur douze parfaitement synchronisées. Je ne connais que ce monde aux bornes topographiques. Haies, bosquets, rivière et joncs.
C'est après le coup de chaud que le soir moustiqué me titille les moustaches. Un réseau de merles s'accapare les points hauts et débute un random tour par tour.

Immobile, juste museau convulsif, j'écoute la nuit tomber. Pas de faux mouvement, pas d'expression. L'insipide salade d'une biologie bien huilée.
Quand j'en aurais assez de sniffer la fraîcheur, je partirais zombie du côté de la balafre. Mes yeux blanchis par les lunes électriques reflèteront un instant l'infini flegmatique d'un caractère amorphe.
Je finirais sans doute pendu au miroir intérieur d'une Celica bouton d'or, vestige touffu d'une boule douce calorifère. Le porte-poil grisonnant d'un aplausible bonheur, oscillant ça et là au rythme du voyage restant, balancier nostalgique d'un temps que l'on a caressé.

[pas mort pour rien] tendres monobises à vous trois (1-2-5) pour m'avoir nourri des références nécessaires à celà.

Nonos.jpg


Les faces en jachère du podium
06/06/2006 06:06:07
Il s'en est fallu de peu pour que ce post soit violent.

Nonos.jpg


Pouss-mouss aux extraits de buffle
05/06/2006 15:22:58
Wu-Ji n'existait pas. Je la croyais abandonnée, encore ces fameux yeux bédouins si "clichay", absolument oubliée dans un coin de sol carrelé pas vraiment entretenu. De la terre peinte au pigment lui-même démoralisé. Deux pupilles noires ouvertes sur les nuages moussouneux.
Alors pour tuer les cultures à petit feu, elle joue avec une roulette de lit démonté, un morceau du carrelage triste et puis bah rien d'autre. Le bout de buisson a déjà servi tout hier, faut innover, quoi.
Parfois, luxe, une branche ou un pneu prend une forme vaguement humanoïde, alors c'est gloire dans les chaumières, noël dans la joie. La soudaine personnification s'agite dans de petits mouvements sautillants.

Deux-pattes-et-demi se promène, va cueillir des fruits, se met à table, dort, va travailler aux champs pliée en deux, se fait rouler dessus par une charrette, saute sur un feu d'artifice (à ce moment de l'histoire, Wu-Ji décide de renommer sa poupée), une-patte-trois-quarts s'en fout et continue à gambader parmi les bambous.

Quand le bout de truc n'est pas sage, Wu-Ji lui plante la pointe la plus aigüe du morceau de carrelage (cité plus haut) dans l'épaule, ce qui a pour effet de faire hurler Géradon à des milliers de kilomètres.
Mais bon, une enfant n'a pas conscience de ça, et puis n'a pas l'oreille assez fine.

[pas mort pour rien] dyslexics have more debs.

Nonos.jpg


Citadel colour
16/05/2006 19:00:52
lurking_moon.jpg

Son indiscrétion était monnaie courante et sa curiosité malhabile....
...par le trou de la serrure maintes fois s'était-elle grillée.


[pas mort pour rien] le frangin à Trem_r raye tout ce que j'ai pu croire apprécier, ce Crépuscule est maître.

Nonos.jpg


SimFougères™
10/04/2006 19:35:08
Marquette.
Un concentré d'antipodes. Une pente forte entre centre et banlieue, où s'ouvre soudain l'espace altitude. Une ouverture grande comme trois coups d'ailes de pigeon. Un seul s'il fait beau et que la bête se laisse planer depuis l'amont. Zéro, et même sans plumes si le ramier percute un cent trente-huit à fond de pédale.
Toutes mâchoires pressées, le nouveau monstre platine à la voix de satin s'immobilise devant l'abri, d'une contre-inertie impressionnante. Une promo d'artistes de Condé se fait avaler par l'avant, toutes insaisissables par la fausse arrogance, un peu comme moi par l'insondable touffe. Aucune présente dans la même dimension, ce regard fuyant vers les coteaux de Villers, figées dans un demi-sourire que complète une demi-élégance.
Dans cette souille calculée se reflète l'inversion Bouffleresque des échelles de classe. Quand d'autres ascensions nous renvoient la grimpée des pèpètes, ici la tendance bascule, et souvent les poches des hauts bergers se percent et laissent la gravité s'occuper des deniers. Les gens du bas ont la facture si légère qu'on y a implanté le cimetière, symbole fondamental de la vive réussite.
Marquette, que surveille un autre souterrain, le réservoir du petit parc. Ses ombres portées gonflées au HDR, ses arbres aux canopy shadows remarquables, pour peu qu'on ne laisse pas pousser l'herbe trop loin. En fait, l'idéal est une impasse pure et simple des self shadows, au profit d'un contraste de qualité sur les ombres et lumières. On maximise la qualité en intérieur, en soignant le distant lands à l'extérieur. Si besoin est, un coup de patch sur les textures lointaines, et en avant l'always run et le bunny pour titiller les acrobatics.
Un instant... j'en ai rien à taper de ce post.

[pas mort pour rien] j'y retourne.

Nonos.jpg


5012
24/03/2006 23:24:14
C'est finalement le chapeau crème, que la main gantée de teinte identique soulève et repose promptement, qui cèdera sa place. Je l'ai déjà dit, mais ce mec est l'archétype orthonormé du vieux colonisateur agathachristien. Le chef bandé façon coeur croisé. La chemise impeccable de plis vapeur et d'auréoles de sueur, au design mosquitoproof dès la sortie des Singer. Les chaussettes montantes si pittoresques qu'un jaguar n'oserait y croquer, de peur qu'un tibia en lambeaux bousille l'éclatante argentique.
Mais dans ce tortillard en papillotte, rien de tout ça.
Il est en tenue de défilé, style Archangel sorti tout frais d'une gazelle pressurisée de luxe. Le cache-oeil de série (élément de l'uniforme officiel des gros investisseurs irresponsables de la CIA) en moins. Il manie sa canne tel un Larsan déchu et pourtant ivre d'une indélébile classe. Le voilà satisfait, d'un sourire évident, et l'oreille distinguée qui ne rate pas un mot de la salve espagnole que la femme canarde. Quels remerciements. Il restera debout, instable et brinqueballé, l'iris parfois traitre d'inquiétude face aux aplombs fréquents des abords du chemin de fer.
Des lattes boisées qu'ils appellent banquettes, qu'un fakir passager par sage expérience préfèrerait fuir, je me gausse à full gosier du trajet serpentin. Quand mes soixante cinq pour cent d'humidité corporelle auront fini leurs bagages, quand possédé de démence j'arracherai d'un bras sec le bourdon du grand-père, avant même qu'il n'ait touché sciure j'aurai terminé tout le toit et une partie de la proue. Dégommant une à une les briques réfractaires montées à contresens de ce wagon infernal.
C'est une fois à quai que ma mort se vengera, poursuivant sans relâche femmes, chiens et enfants. Remuant tout Brésil d'une inlassable quête afin de démasquer ces familles d'ouvriers. Je les emmènerai dans un nord TER qu'ils comprennent ma fournaise et tous ses dérivés. Qu'ils travaillent pétés je ne m'en soucie guère, si l'on n'influe nerveux sur mes précieux degrés.
Tiens, j'ai composté ma réservation. Dix euros. Les conseils scolaires m'avaient pourtant prévenus. L'étourderie, c'est comme donner de l'eau à déjà nez rond.

[pas mort pour rien] This is not 'nam. This is bowling. There are rulz. (and ugly websites)

Nonos.jpg


De La Grave à l'exosphère
21/03/2006 23:30:46
« Remember those posters that said, "Today is the first day of the rest of your life?" Well, that's true of every day except one. The day you die. »
Lester Burnham

A l'echelle de l'observateur, ce sont quand même de bien grosses boules. Mues par des forces fantastiques, d'une lenteur GSM colossale, les planètes cheminent pèpère sur d'elliptiques orbites. Certaines, nées sans doute d'une étoile peu friquée, se sont payées le boulet d'être à l'axe d'une bande de microbes arrogants. D'égoistes poussières en mal d'héritage, l'oeil englué dans l'optique, se partagent à coups de speed un métayage zoomé. Des terres si pauvres qu'une patate s'y noierait, mais qu'un opulent honneur fait briller l'étiquette.
Le nez dans les spirales, feutre sec aux phalanges, de blanchâtres boucus entretiennent le fief. Qu'on balance les formules à la tronche du vivant, d'un hourra vif glissé et d'un pas de bourrée, dansons autour du globe comme Chaplin au ballon car ce tour-ci de nouveau les cervelles confirment l'informelle mesure crayonnée à la frime : l'équinoxe est là, que l'on bascule illico les clepsydres.

Pour moi race, petit *ptou*, l'enjeu s'évade vite. C'était la pierre blanche, une croisée d'abcisses bien étalonnée, la rare mise à plat d'un projet dépassant la semaine. L'autre sillon vignoble au tracé convergent était l'annonce en sueur du futur bouffe-temps.
Cette nuit, vers une heure, j'entendrai le coeur battant. De shiny palettes, cellophane hermétique, briseront leurs cocons à des lieues vers Greenwitch. Chaque mât d'épiderme se dressera à la lune, comme autant de garous à l'appel satellite, et une marée obscène jaillira d'impatience.
Vers Tamriel, la gueuse, qui d'une gueule béante avalera pernicieuse mon entière existence.

[pas mort pour rien] je ne regarde plus les ampoules de la même façon.

Nonos.jpg


Quinte de flush
27/02/2006 18:31:10
Dans une ambiance surcryptée, de nacarats spots redonnent soudain vie à l'estrade. Les tons sombres ragaillardis offrent ainsi davantage de détails, et le spectateur se surprend à changer d'avis sur le décor. Finalement, le cercueil ne s'orne pas de l'apparat caricatural classique, de ces frises ébénistes désuettes aux accents cacodémodés. Plus question de lui donner du sang d'arche perdue, de dorures plaquées et de vert dégrisé, sans pourtant pousser l'ascendance jusqu'aux gueules héraldiques. Simple bois noir, tendance maintenant bourgogne, si teinté chambre noire qu'on entendrait malicieuses le cliquetis des mâchoires photographes. Loin de lui les morbides regards, ouste-là l'ivoir lisse d'immacules éternelles.
Plus haut, sol gelé, qu'une brume hécatombe caresse lentement, s'enroule et supporte de translucides squelettes. Lapins, hermines, renardeaux et rouge-gorges, tous sont là flottant secs dans l'air quasi figé. Quel troublant phénomène (malgré tout chouette à voir) que ces sauvages âmes de bêtes, avec pour seule trépassée parure que l'appeau sur les os. Hors du champ Saule Gaillard, Nancy, le visage biseauté de charme que ne peut entraver même gilet Quick col montant. Une agressivité naturelle démaquillée. Un regard qui perce toute tentative de menu établi à l'avance, enfin perso, déstabilise n'importe quel Long Chicken planifié. Je la sens au caractère impossible, brutalement fragile, la friteuse impulsive. L'évasion ? Donner. A Fabien, de la neige. A Nadia, de la vie. A Joël, de la lumière. A Barbara, de la voix. A Clarissa, quelqu'un d'honnête, A Nöt, un chiffon propre et sec. A Sona, de la gaieté. A Pierre, du temps. A Ben, un grand sourire. A Christine, de la confiance. A Julie, de la clarté. A Christian, de l'espoir. A Mathieu, Fabien.

[pas mort pour rien] j'allais oublier de saluer l'empereur.

Nonos.jpg

Le compositeur de ce blog insiste lourdement sur le caractère gratuit, libre et volatile de ses partitions.
Toutes histoires de droits d'auteur et de propriété intellectuelle seront sagement reconduites à la porte.



Root
Subculture
Observations
Projections
Archives

C'était mieux maintenant